Open Source et DPI : le vrai défi n’est pas de passer à l’échelle, mais de pérenniser
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Lors du Symposium Open Source d’ID4Africa 2026, un cadrage s’est imposé comme le plus actionnable de la journée — et Chris Burt, dans Biometric Update, l’a restitué avec justesse : le décalage entre les cycles de financement et les cycles de vie des plateformes.
Les programmes d’identité et d’infrastructure publique numérique (DPI) s’inscrivent dans un horizon de dix à quinze ans. Les programmes de la Banque mondiale fonctionnent sur un cycle de cinq ans. Les deux sont structurellement découplés.
Ce découplage a une conséquence directe. La séquence qui mène à un modèle économique viable — construire, pérenniser, construire par-dessus — tient rarement dans une seule enveloppe de financement. Les pays parviennent à construire. Ils commencent à passer à l’échelle. Certains achèvent même cette montée en charge. Mais les revenus des services, et donc la pérennité, arrivent souvent juste après la clôture du prêt.
Avec une cohorte de programmes lancés entre 2016 et 2020 qui arrivent aujourd’hui au terme de leurs cycles de financement, l’urgence de bâtir un pont entre CAPEX et OPEX n’est plus théorique. C’est devenu la question déterminante de la prochaine phase de la DPI en Afrique et dans l’ensemble du Sud global.
Le panel du symposium a convergé sur deux leviers. D’abord, le capital humain est le levier qui débloque les autres — sans compétences locales, aucune plateforme ne se pérennise. Ensuite, l’implication du secteur privé local, mobilisé tôt et rémunéré en monnaie locale, fait partie de la réponse plutôt qu’une réflexion après coup.
Le défi aujourd’hui n’est pas de passer à l’échelle. Il est de pérenniser et de construire par-dessus.
Source : Biometric Update
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