Sept ans entre les enfants fantomes et la carte « C’est moi »
Sept ans. C’est le temps ecoule entre le reportage sur les enfants fantomes, celui qui m’a donne envie de faire ce que je fais, et cette video sur la carte « C’est moi » du Benin.
On peut apprecier le chemin parcouru entre « pas de solution » et la mise en place de l’identifiant unique, vecteur du changement de paradigme qui a permis au Benin de reformer ses pratiques juridiques.
Ce chemin avait deja demontre son efficacite en 2019 au Burkina Faso, a l’epoque ou j’avais rendu visite a mon ami Adama Sawadogo et a sa solution iCivil CRVS, basee sur un identifiant unique attribue a la naissance. Ce que je defends ici, ce n’est pas une solution en particulier, mais le principe : un identifiant unique attribue des la naissance, comme vecteur de l’identite legale.
La difference entre 2019 et 2026, c’est que l’approche par identifiant unique est rodee. Elle a fait ses preuves a des echelles nationales, reproductibles dans les autres pays pour autant que la volonte politique soit la.
Madagascar l’a prouve recemment avec le programme PRODIGY et l’adoption, en avril 2026, du projet de loi portant sur l’enregistrement special des naissances, integre au programme de recensement biometrique de masse.
Il reste moins de cinq ans pour atteindre l’Objectif de Developpement Durable 16.9 : « D’ici a 2030, garantir a tous une identite juridique, notamment grace a l’enregistrement des naissances. » Il n’y a plus d’excuse pour ne pas y arriver. La recette est la, et les programmes d’identite sont encore en cours dans de nombreux pays, il reste le temps de la mise en oeuvre.
Alors allons-y ! ID30 trouvera d’autres combats apres 2030 si on reussit, pas de souci.
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