Qui préside quoi à Global Digital Collaboration

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Global Digital Collaboration ouvre à Palexpo, Genève, le 1er septembre, sous l’égide de la Confédération suisse. Une quarantaine de co-organisateurs, 348 intervenants annoncés, vingt-quatre sessions plénières le premier jour et plus d’une centaine d’autres sur les jours deux et trois, le tout sous la règle de Chatham House.

La plupart des articles de présentation déroulent l’agenda. Nous pensons que le document le plus utile est la gouvernance, parce qu’elle indique où les décisions seront réellement prises, et par qui.

Le Conseil

Le Conseil du GDC conseille le gouvernement fédéral suisse sur la stratégie de la plateforme, sur le choix des organisations qui deviennent co-organisatrices, sur l’agenda de la conférence et sur le budget. Il compte jusqu’à vingt acteurs publics et vingt acteurs privés.

Côté public : un groupe de huit pays présidé par le Brésil, deux autres étant en discussion, et un groupe d’organisations intergouvernementales réunissant l’Union africaine, l’Union européenne, le HCR, l’UNESCO et la Banque mondiale, présidé par la Banque mondiale. Côté privé : dix entreprises présidées par Google, et dix organisations non gouvernementales présidées par l’IATA, un groupe qui inclut des associations professionnelles, des organismes de normalisation, des fondations open source et la société civile.

Cette composition mérite qu’on s’y arrête. Les standards de wallet et de credentials ont, jusqu’à récemment, été façonnés par les organismes de normalisation et les fournisseurs de plateformes. Ici, une institution de financement du développement préside la moitié intergouvernementale de la table. Pour un ministère qui rédige son dossier d’appel d’offres cette année, l’institution susceptible de financer le programme contribue aussi à définir le lieu où se discute la reconnaissance transfrontalière. Ce n’est pas le centre de gravité auquel la plupart des équipes nationales sont habituées.

Trois task forces

Chacune est co-pilotée par un gouvernement et une entreprise, et chacune porte une échéance plutôt qu’un mandat ouvert. Vérification de l’âge, pilotée par le Brésil et Google. Registres de confiance, pilotée par la France et Apple. Et une API matérielle universelle pour les solutions d’identité, pilotée par l’Allemagne et GlobalPlatform. Les trois présentent leurs premiers résultats cette semaine.

C’est le chantier des registres de confiance que nous suivrons de plus près. La question qu’il pose est celle que les petits États ne peuvent pas trancher seuls : où un cadre mondial de registre de confiance doit-il être opéré, et par qui. Les standards d’émission et de présentation des credentials ont mûri. Il n’existe aucune gouvernance équivalente pour décider à qui l’on fait confiance pour les émettre.

Ce que nous apportons

ID30 conseille Samoa sur son programme national d’identité numérique, avec une échéance en décembre 2027 et une agence de mise en œuvre qui compte cinq informaticiens. Les contreparties du pays se situent sur des trajectoires techniques différentes : l’Australie s’oriente vers le mdoc sous ISO/IEC 18013, la Nouvelle-Zélande accrédite des fournisseurs nationaux dans son propre cadre de confiance, aucune liste de confiance pacifique n’existe, et aucune procédure de reconnaissance d’un émetteur souverain étranger n’existe nulle part dans la région.

La question que nous portons n’est donc pas celle du format de credential à choisir. C’est celle de savoir qui opère la confiance, si un pays de cette taille peut se permettre d’y être, et qui porte la responsabilité lorsqu’un credential se révèle erroné. Un credential signé sur un enregistrement d’état civil erroné reste un enregistrement erroné.

Ce que nous publierons

ID30 publiera des notes de terrain après chaque journée de conférence, écrites du point de vue de ceux qui mettent en œuvre et non de ceux qui vendent, et dans le respect de la règle de Chatham House : la substance est rapportée, les intervenants ne sont pas nommés.

S’il y a une question que vous poseriez dans cette salle, dites-le nous. Nous l’emporterons avec nous.

Source des chiffres de gouvernance : le rapport d’étape publié par le GDC lui-même en juillet 2026.

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