Le pari DPI du Kenya à 102 M€ : tout se jouera sur l’appropriation

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Il y a trois ans, j’animais une formation GovStack au Kenya. Cette semaine, l’Union européenne a engagé 102 millions d’euros en faveur de l’infrastructure publique numérique du Kenya, avec l’identité numérique au cœur de la vérification foncière et de la facilitation du commerce transfrontalier.

Voir un pays que l’on a accompagné de près passer du renforcement de capacités à un programme d’investissement majeur, c’est exactement la raison pour laquelle ID30 fait ce métier. Mais le montant n’est que le titre facile. Ce qui vient ensuite est la vraie histoire.

Où va l’argent

Mis en œuvre via l’initiative Team Europe dans le cadre de la stratégie Global Gateway, le programme se répartit sur plusieurs lignes. 12 millions d’euros sont fléchés vers la numérisation du registre foncier, afin que les propriétaires puissent prouver leur titre grâce à un système relié à l’identité numérique nationale. 17 millions d’euros visent la transformation numérique du corridor Nord pour ouvrir les échanges avec le reste de la Communauté d’Afrique de l’Est. D’autres enveloppes soutiennent un centre de transformation numérique et la transition de camps de réfugiés vers des communautés intégrées dotées de services d’identité inclusifs.

Pourquoi l’interopérabilité et la confiance décideront du résultat

Relier les titres fonciers à une identité numérique nationale, et faire reconnaître cette identité au-delà des frontières, ne sont pas des problèmes de connectivité. Ce sont des questions d’interopérabilité, de gouvernance des données et de confiance, la partie la plus difficile de toute construction de DPI. Un système peut être mis en service et échouer malgré tout si les citoyens ne lui font pas confiance ou si les registres ne communiquent pas entre eux. C’est le terrain qu’ID30 connaît à travers le Sud global : identité numérique fondamentale, blocs GovStack, enregistrement des faits d’état civil, et architectures à neutralité technologique qu’un gouvernement maîtrise encore dix ans plus tard.

ID30 est prêt à contribuer

Aux équipes qui mettront ce programme en œuvre, GIZ, Expertise France, Enabel, l’AFD, la délégation de l’UE au Kenya et la communauté GovStack, ID30 connaît ce terrain et se tient prêt à aider. Car l’objectif n’est pas un système qui démarre. C’est un système que le Kenya possède, en qui il a confiance, et qu’il peut connecter au-delà de ses frontières.

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